[Critique] Lost River, Ryan Gosling part II

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Pour mieux appréhender l’expérience quelque peu étrange qu’est Lost River, il convient de se plonger casque vissé sur les oreilles le long du premier album des Dead Man’s Bones. Car de ses deux premiers travaux co-signés par Ryan Gosling, on retrouve le fil directeur d’une douceur macabre.

Armé d’un choeur d’enfant et d’un compagnon musical, Gosling narrait sur douze pistes une variété d’histoires d’horreur sur un tempo entre une pop débridée et une défaillance orchestrale caverneuse. Ici, il reproduit ce schéma sur une petite heure et demie en enfermant un Détroit fantasmé dans le creux de sa déliquescence humaine et de ses secrets enfouis et inavouables.

Il résulte de ce bordel malsain un fatras de références plus ou moins  digérées mais toujours doté d’un sens aigu de la composition visuelle et sonore. L’hallucination progressive dans laquelle plonge cette histoire de famille somme toute classique créée (souvent) des étincelles mais s’use (parfois) en raison de son auto-satisfaction quelque peu creuse. Une dichotomie typique d’un premier film et qui donne envie de prolonger l’expérience Gosling sur, qui sait, un autre terrain.

Lost River sort le 8 Avril 2015 en salles.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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