[Critique] London House, ces voisins qui aiment (beaucoup trop) votre bébé

London House est le premier film du metteur en scène de théâtre, David Farr. C’est l’histoire de deux couples qui sont voisins, l’un est sur le point d’avoir un enfant (avec au casting l’excellente Clémence Poésy), mais n’est pas sûr d’en vouloir ; l’autre vient de perdre son enfant à cause du premier couple et souhaite plus que tout en avoir un…

Un thriller dans la veine de Rosemary’s Baby de Polanski. Le scénario est en soi très classique, on retrouve nos bons vieux archétypes du quasi huis-clos avec des gens qui n’ont vraiment pas l’air d’aller bien dans leur tête et qui sont plutôt invasifs. De ce fait, David Farr ne révolutionne rien, mais il réussit à instaurer dans la première partie du long-métrage une ambiance en jouant habilement sur les sons et les cadrages.

Un final qui déçoit. Dans ce genre de cinéma, on construit la narration dans l’idée de préparer un retournement de situation explosif et inattendu. Hélas pour London House, le film s’embourbe dans un récit cousu de fil blanc qui ne laisse peu de doute sur le retournement en question. D’où un arrière goût amer en sortant de la salle, mais aussi une envie : celle de revoir le classique de Polanski. Comme quoi, tout n’est pas perdu.

London House sort le 22 mars 2017.

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6 mi-figue, mi-raisin
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Nicolas Diolez

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