Critique Krisha – cauchemar subjectif

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Avec deux inspirations majeures en poche – Cassavetes et Kubrick – Trey Edward Shults tourne son premier long-métrage, Krisha, en 2013. Il recrute ses proches pour garnir le casting, tourne avec un budget réduit et surtout, fait appel à son histoire pour imaginer son récit. Bien lui en a pris, tant ce drame familial saisit son spectateur à la gorge et aux tripes.

La subjectivité épouse au mieux le cauchemar. Krisha est le nom d’une femme qui tente de recoller les morceaux avec une famille qui a souffert de son addiction à l’alcool. Un sujet rebattu qui retrouve une nouvelle vigueur grâce à la mise en scène. Shults utilise les artifices à sa disposition – images et son – pour envelopper son spectateur dans la perdition et le désarroi de sa protagoniste.

Difficile de ne pas s’accrocher lorsque le navire chavire. En ne relâchant pas la pression, Shults rend d’autant moins aimable son chemin de croix mais d’autant plus puissant le malaise progressant. Il parvient à faire naître un hybride fascinant entre le drame psychologique et le film d’horreur qui laisse transparaître de belles promesses pour la suite… qui donnera lieu à It Comes At Night.

Krisha est disponible en VOD sur la plateforme innovante e-cinema.com

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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