[Critique] Kitty Daisy and Lewis : Third, trésor vintage

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La famille Durham (Kitty Daisy et Lewis) s’agrandit avec un troisième album sobrement intitulé The Third. Les racines de la musique contemporaine (blues, jazz, swing, rockabilly) sont toujours présentes, agrémentées d’une touche pop bien dosée. Aux manettes ? Mick Jones qui a su capter l’énergie brute du trio au service d’une production bien léchée.

Durant quatre mois, le légendaire guitariste des Clash a mené les répétitions, l’enregistrement et la production de ce nouvel opus dans un tout nouveau studio, installé dans un resto indien abandonné de Camden Town. Tout ce contexte a permis d’insuffler une couleur pop dans l’univers de Kitty Daisy and Lewis. Fidèle à leur style old-school, le trio enchaîne les titres blues (Good Looking Woman), rockabilly (If Ain’t your Business) ou encore ska (Turkish Delight) avec un enthousiasme néanmoins maîtrisé.

On regrettera en effet l’énergie débordante et la naïveté qui ont fait le charme des précédents albums. Ouverture sur un marché plus large oblige, The Third apporte son lot de morceaux plus conventionnels (No Action) voire carrément lisses (Baby Bye Bye). N’en reste pas moins un voyage dans le temps irrésistible, dans lequel la fratrie Durham explore les racines profondes de la musique avec brio.

The Third de Kitty Daisy and Lewis, sorti le 26 janvier 2015.

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Avis

6,5 Bon
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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