[Critique] Kim Kong S01, la créativité naît de la contrainte ?

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Dans Kim Kong, un réalisateur français de films de commande (Jonathan Lambert) n’en peut plus de faire des navets. Cela tombe bien, il est kidnappé par un dictateur qui ressemble (étrangement !) à Kim Jong-un et qui veut tourner un version de King Kong dans laquelle le grand singe impérialiste, libéré par Donald Trump, tente d’envahir son pays.

Faire rire et parler de cinéma. Derrière les situations drôles, les dialogues croustillants et les acteurs qui s’amusent, on découvre une série qui parle de la Nouvelle Vague, de Truffaut et de la créativité artistique. Kim Kong est une métaphore, le grand patron de studio devient le dictateur bien-aimé. Ce dernier pousse le cinéaste vers la créativité… Tant que le film correspond à la vision du Commandeur. Comment créer sous la contrainte ? Qu’est-ce que le cinéma ? Ces questions – et tant d’autres – traversent le récit et lui donnent un fond des plus passionnants.

Une mise en scène en deçà du propos. L’absence d’une réalisation créative à l’image de ce qui est dit sur le cinéma est le seul point négatif de l’aventure. Il est dommage de n’avoir le droit qu’à de simples champs-contrechamps fonctionnels. Néanmoins, il serait triste de passer à côté de cette série remarquable qui allie pertinence du propos et humour jubilatoire.

Kim Kong passe sur Arte à partir du 14 septembre 2017 et a été diffusé au Festival Séries Mania 2017.

Photographie de Nicolas Diolez

L’équipe de Kim Kong

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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