Critique How To Talk To Girls At Parties : il suffit d’utiliser le langage punk

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Si vous voulez savoir à quoi ressemble How To Talk To Girls At Parties, imaginez Eyes Wide Shut version punk couplé avec Trainspotting. Comme ça, on dirait le slogan d’une série Z érotique, mais pourtant John Cameron Mitchell, l’incroyable réalisateur de Shortbus et de Rabbit Hole, réussit un coup de maître avec ce film sans limite créative.

Cocktail explosif. Une secte surnaturelle aux costumes (et coutumes) les plus étranges, du punk hardcore, un peu de Nicole Kidman à contre-emploi et au milieu de tout cela un adolescent en pleine crise existentielle et sexuelle. C’est un récit initiatique qui part dans tous les sens et qui parvient à surprendre tout le long. Un film perché mais qui est étrangement sensé !

L’expérimentation punk. Le réalisateur se permet de tout faire : ralentis saccadés et grands angles déformants en passant par des séquences mystiques en images de synthèse. Mitchell s’approprie la liberté punk avec un plaisir certain qu’il partage avec le spectateur. On est ému de retrouver ce cinéaste indépendant américain au meilleur de sa forme !

How To Talk To Girls At Parties sortira le 20 juin 2018 en France et est présenté hors compétition au Festival de Cannes 2017.

Retrouvez tous nos articles consacrés au 70e Festival de Cannes ici.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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