Critique Ghostland, la maison du cauchemar

Pascal Laugier est peut-être en France l’un des cinéastes les plus sous-côtés qui soit. Le voir revenir avec une nouvelle pelloche horrifique, auréolée d’un grand prix du Festival de Gérardmer, n’augure que du bon. Pour ne rien déflorer de Ghostland, contentons-nous de n’en dévoiler qu’une bribe : une mère et ses deux filles emménagent dans la maison de la tante. Deux meurtriers débarquent. Plus rien ne sera pareil.

La science du virage. Le génie de Laugier réside dans son aisance à surprendre et à scotcher son audience. Ghostland n’échappe pas à la règle en immergeant son spectateur dans un authentique cauchemar dès les premières minutes. Féroce, son récit ne ménage que peu de zones libres et parvient sans cesse à relancer les cartes qu’on croyait rebattues. Jusque dans un twist de mi-parcours proprement sidérant.

Martyrs en contre-jour. Sous une autre lumière, Laugier rejoue la partition masochiste de Martyrs en touchant à un tabou de cinéma : l’enfance salie. Sa mise en scène nous immerge au plus près de ce que peut engendrer un traumatisme et fait naître une émotion puissante. Seule limite : le brillant jeu de narration qui vire parfois au simple exercice de style.

Ghostland sort le 14 mars 2018 dans les salles françaises.

Avis

7.5 Scotchant
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