[Critique] Fais de beaux rêves : l’hommage douloureux à la « mama »

Après Sangue del mio sangue, Marco Bellochio revient en force avec Fais de beaux rêves, un film franco-italien mettant en scène Valerio Mastandrea et Bérénice Béjo, entre autre.

Entre adoration et haine de la mère. Une dualité très présente dans ce long-métrage qui ronge Massimo (Nicolò Cabras/Valerio Mastandrea) aussi bien pendant son enfance qu’à l’âge adulte. Tout est fait pour préserver une image immaculée de sa mère jusqu’à ce que la vérité éclate. Emprisonné par ses sentiments, c’est Elisa (Bérénice Béjo), médecin et autre figure maternelle, qui lui permettra de se délivrer de ses doutes et de ses peurs.

Un film simple, intelligent et tortueux. Le long-métrage de Bellochio est sans conteste dans la lignée des grands films italiens qui se questionnent sans cesse sur la vie. On s’émeut constamment de la relation entre Massimo et sa mère pour ensuite dédramatiser par le rire cette tragédie intime. Chaque moment se fait écho grâce à des souvenirs, à des gestes, et permet de comprendre ce que ressent le protagoniste. Marco Bellochio joue ici les funambules en proposant un film léger tout en restant grave.

Fais de beaux rêves sortira en salle le 28 décembre prochain.

Avis

7 Beau
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Laurent Pradal

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