[Critique DVD] Le Goût des Merveilles (retenu)

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Le Goût des Merveilles tisse la relation qui se noue entre Louise, cultivatrice d’abricot soumise à une difficulté financière, et Pierre, charmant personnage soumis au syndrome d’Asperger. À cette relation d’ordinaire impensable, Eric Besnard opte pour une tendresse pudique, toute en violons feutrés.

Une bienveillance payante. Cette délicatesse est sans doute la manière la plus élégante de conter pareille fleurette. Jamais juge de son histoire, Besnard esquisse le croquant de ses personnages avec une certaine sincérité, que des interprètes appliqués parviennent à rendre attachants. On s’éprend alors de son portrait viticole, grandit par un sens du cadre légèrement au-dessus du lot commun.

La frustration qui nait d’un pareil potentiel n’en est alors que plus grande. C’est qu’en économisant les temps poétiques de Pierre, Besnard aplanit la singularité du personnage et ne la rend pas palpable. Au fil du récit se dessine en creux un dénouement convenu et mou, sorte de happy end aux airs de morale défendable mais pataude. Charmé oui, emporté non.

Le Goût des Merveilles est disponible en DVD & VOD.

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