[Critique DVD] Automata, science-fiction mécanique

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NDLR: Retrouvez le test technique et le test des bonus en bas de l’article.

Gabe Ibanez, réalisateur d’Automata, se revendique du film noir pour justifier la langueur de son enquête. On a bien envie de croire ce jeune réalisateur espagnol durant une première partie mystérieuse, où dans un futur alternatif une Terre dévastée se reconstruit en s’aidant de robots à la lourde mécanique. Le jour où l’un d’eux brise les interdits et parvient à se réparer seul, Jack Vaucan enquête afin de conduire le pourquoi du comment.

Débute alors une longue mise en place des éléments qui dans un premier temps fait mouche pour deux raisons. La première, c’est le flair visuel d’Ibanez, capable de dynamiter son économie en amenant de la crédibilité au sein de son univers. La deuxième, c’est la promesse entretenue de trébucher sur un dénouement épatant à même de donner du sens à toutes ces interrogations.

La chute n’en sera alors que plus rude. Car qu’on ne s’y trompe pas, Automata, sous ses dehors de fable science-fictionnelle étudiée au millimètre, n’a strictement rien à dire de neuf sur les questions qu’il avance. Pire, l’illogisme creux fait son apparition lors d’une interminable traversée du désert et donne naissance à un comique involontaire parasitant un dénouement ridicule. Promesse dite, non tenue.

Automata est disponible en Blu-Ray, DVD & VOD.

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