[Critique] Carol, beau mélo

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Nous voilà enfin face à un film au souffle romanesque et à la sensualité vraie. Dominé par la sensibilité et la maitrise faussement académique de Todd Haynes, Carol est un testament amoureux dont on ressort mouchoir en main.

Pourtant, on craint lors d’une première partie tout en retenue que le cinéaste ne parvienne jamais à excéder sa minutieuse reconstitution d’époque (années 50 et cheveux gominés) et son postulat narratif d’actualité (deux femmes s’aiment en secret). Toutes ces craintes chavirent lors d’une séquence à la fois charnelle et justifiée qui amènent Carol en plein mélodrame poignant.

Dès lors, on vibre au rythme fragilisé de deux interprètes au sommet de leur art. L’effet de miroir conçu par le récit permet à chacune d’elles d’imposer une griffe subtilement différente de l’image qu’on leur apprête. Rajoutez à cela une musique envahissante mais lyrique signée Carter Burwell et vous obtenez un drama d’une qualité et d’une finition supérieures aux autres.

Après une sélection officielle à Cannes, Carol sort le 13 janvier 2016.

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