[Critique] Carbone : cinquante nuances de noir

Sombre, triste et violent. Olivier Marchal n’a pas changé de recette pour son nouveau film et offre avec Carbone, un énième thriller, toujours ficelé selon le même modèle.

Ambiance pesante. Comme il sait si bien le faire, le réalisateur parvient à installer une atmosphère lourde et oppressante. Un cadre bien dessiné dans une misère sociale qui n’exulte que dans la criminalité. De la vie professionnelle à la vie privée, tout semble gangrené par la folie, l’aigreur et la violence. Un déchainement de haine parfaitement exécuté, malgré un scénario souvent tenté par le cliché. Le milliardaire véreux, la femme jalouse, le gangster au bon cœur, les personnages paraissent tout droit sortis d’un kit pour film policier. Ne manque plus que le gentil petit garçon qui fait du poney entre deux fusillades…ah oui ! Il y est aussi !

Une impression de déjà-vu. Si l’idée sort de l’ordinaire, l’histoire tombe très vite dans un circuit infernal, déjà exploré des milliers de fois. Carbone s’enferme ainsi dans une sorte de Scarface moins glamour et plus sordide, où le suspens se meurt, noyé par l’évidence d’une fatalité trop préparée. Seul élément surprenant, une bande originale rappée par Orelsan (Comment c’est loin), qui vient parfaire cet ensemble grossier et caricaturé.

Carbone sort dans les salles le 1er novembre 2017.

Avis

3 Un festival de clichés
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