[Critique] Caprice maladroitement humain

Emmanuel Mouret est en plein doute. Enfin pas exactement le réalisateur mais son alter-ego cinématographique, Clément, que les amateurs (re)connaissent si bien. Ici, Clément n’y comprend plus rien: une célèbre actrice s’éprend de lui lorsque Caprice, une charmante jeune ingénue, développe également pour lui une passion amoureuse dévorante.

Le doute amoureux donc. Ce doute provoque ici d’amusants quiproquos au sein d’une mécanique légèrement burlesque. Une fois de plus, Mouret fait sourire de sa mollesse gestuelle et s’entoure d’un impeccable casting capable d’embellir la détresse de leurs personnages respectifs. Un doute qui rend également attachant son cinéaste lorsqu’il bifurque au final vers la question de choisir pertinemment sa vie.

Hélas, ce doute pousse le récit à de multiples répétitions où une déclaration maladroite ressemble à la suivante. Peu enclin à donner les clés de ses personnages, Mouret cadre de délicats regards emplis de bienveillance sans jamais faire sentir le poids de leur agitation sous-jacente. Avis aux amateurs.

Caprice sort le 22 Avril en salles.

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Avis

6.5 Pas mal
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Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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