[Critique] Ava : sexe et liberté sous le soleil

Présenté à la Semaine de la Critique à Cannes cette année, Ava, premier film de Léa Mysius révèle une réalisatrice talentueuse, alliant sensualité et inventivité. le film raconte l’été initiatique d’une adolescente, menacée par une maladie rare, et tentée par un désir difficile à maîtriser…

Éveiller ses sens et son corps. Fascinante à l’écran, la jeune actrice Noée Abita allie lasciveté et rébellion d’une adolescente en émancipation. Folle de liberté, d’aventure, de découverte d’elle-même, Ava est incarnée avec délicatesse et justesse. Il en va de même pour Laure Calamy, en mère attentive bien qu’intrusive, mais désarmée face à la dégénérescence visuelle de sa fille. Idée lumineuse : la fuite de la protagoniste avec le jeune gitan Juan et son chien noir permet de transformer les désirs autant que l’amour en magnifique pied de nez à la maladie.

Proche du road movie initiatique. Travaillées, composées tant avec les sujets, qu’avec la lumière, les images lourdes de métaphores, transportent le spectateur dans un univers visuel et sensoriel. Les couleurs chatoyantes, l’obscurité qui gagne le champ de vision d’Ava, nous permettent d’emmagasiner comme la jeune fille les plus belles images possibles avant que notre vue se plongent aussi dans le noir…

Ava, produit par BAC Films est sorti dans nos salles le 21 juin 2017.

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Ida Gonthier

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