[Critique] American Assassin : rendre sa grandeur à l’Amérique (et tuer les autres)

American Assassin démontre plusieurs talents. Celui de résumer son pitch dans le titre, celui de personnifier parfaitement les idéaux de son président, et celui d’avoir totalement été oublié 30 minutes après le générique de fin.

Le bourrin idiot. « Toujours tirer, ne jamais réfléchir », voilà le credo sur lequel repose l’ensemble d’un film où des espions américains pas vraiment discrets (Dylan « moi, pas content » O’Brien en tête) cherchent à exterminer tout le Moyen-Orient. Les personnages sont débiles, les scènes d’action ressemblent à ce qu’on a déjà vu mille fois et le patriotisme se veut tellement exacerbé qu’on croirait subir une propagande pour une idéologie fasciste. Heureusement que le surjeu de Michael Keaton est là pour diminuer un peu ce malaise général.

Regardable. À défaut d’être intelligent, le long-métrage de Michael Cuesta ne se montre pas trop mal fait. Il y a du rythme, des séquences assez bien foutues niveau carnage – dont une introduction bien violente – et puis il faut reconnaître qu’on rigole bien (malgré lui, certes). On ressent une certaine aura d’actioner des années 80, sans le talent, mais avec cette envie de ne pas faire dans la dentelle. Il fallait bien ça pour tenir jusqu’au bout…

American Assassin sort le 20 septembre 2017.

Avis

3.5 Film oubliable et oublié
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