Critique 18h38 : un doux souvenir d’été

Cinq ans après Ces villes – son premier premier EP – et son single Caliente Mente, Romain Bertaga revient dès aujourd’hui avec son nouvel EP, 18h38. Enregistré lors d’un voyage entre Paris et Barcelone, l’artiste nous raconte ses souvenirs et ses rencontres au travers de six courts morceaux remplis de nostalgie.

L’EP 18h38 est palpable à plusieurs degrés de lecture, par ses instruments physiques notamment, mais surtout par ses souvenirs racontés. L’interprétation douce et nostalgique de l’artiste nous rappelle nos propres souvenirs, celui d’un amour d’été, d’une émotion, d’un joyeux souvenir, celui d’une rencontre ou d’un voyage… Ressort alors une véritable urgence de l’écriture, à retracer ces moments, et de rendre hommage à toutes ces rencontres, racontées au travers de six virgules musicales chaleureuses. 

Romain Bertaga nous offre une ballade douce et chaude à ses côtés. L’artiste ponctue sa poésie par ses instruments, alternant entre les cordes d’une guitare de voyage et des sonorités plus électroniques. Tandis que les cordes et les corps physiques pourraient évoquer toute l’imagerie de l’épopée, l’électronique lui pourrait rappeler un certain bercail, des racines plus urbaines et froides rappelant la ville.

Bien que les morceaux aient une texture et des sonorités similaires, leurs couleurs et leurs contrastes sonores permettent d’avoir des morceaux plutôt variés.

Évoquant parfois Gaëtan Roussel par ses émotions, ou bien General Elektriks par ses synthés lointains, Romain Bertaga propose une véritable pause, un moment à déguster, une douceur d’un soir d’été. Ces souvenirs figés, capturés, à la manière d’un appareil photo, dévoilent une certaine intimité de l’artiste, qui ouvre son cœur le temps d’une promenade, le temps d’un voyage. 

18h58 est sorti le 1er octobre 2021 et disponible sur toutes les plateformes !

Gaëtan Jeanson

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8 Douceur
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