Cannes 2018 – Critique Trois visages : analyse virtuose de l’Iran rural

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Absent de la Croisette à cause de son assignation à résidence par le gouvernement iranien, Jafar Panahi ne désespère pas et poursuit sa carrière dans l’adversité la plus totale (excepté à l’étranger). Heureusement pour nous, il parvient à proposer un film comme Trois visages à Cannes.

Un récit magistral entre fiction et documentaire. Une actrice et un réalisateur débarquent dans un petit village perdu à la recherche de la vérité sur le suicide d’une adolescente. Une des caractéristiques qui fait la force du style du cinéaste, c’est sa manière de brouiller les pistes entre la fiction et le documentaire – vu qu’il joue son propre rôle dans le film -. Par ce biais, il crée une impression de « vérité » à son récit de pure fiction.

Drôle, touchant et minimaliste. Panahi joue sur tous les tableaux à la fois : le drame, la comédie, le documentaire, le road movie, etc. Grâce à une pointe d’absurdité et son grand sens de l’humour, le cinéaste transmet au spectateur de multiples émotions tout en les informant sur la situation de l’Iran rural. Enfin, il faut noter que sans de grands moyens et avec principalement des plans-séquences, Panahi donne de l’ampleur à son histoire.  Bref, un coup de maître !

Trois visages sortira le 6 juin 2018 chez nous.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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