[Critique] Adaline : le goût amer de l’immortalité

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Née en 1908, Adaline n’est pas une personne comme les autres. Suite à un accident de voiture et à un concours de circonstances, la jeune femme cesse de vieillir. Même 80 ans plus tard, elle conserve le corps de ses 29 ans. Vivre sans attache, sans mari et loin de sa fille pour éviter de devenir une bête de foire, tel est le revers de la médaille.

Si le réalisateur, Lee Toland Krieger, insuffle une touche de sensibilité à Adaline par une mise en scène du détail, ni trop tape à l’œil, ni trop plate, il ne sort jamais des sentiers battus par un scénario consensuel. Une voix-off accompagne le récit du début à la fin avec pour avantage d’accentuer l’aspect conte féérique, mais avec pour vilain défaut de prendre systématiquement le spectateur par la main jusqu’à l’overdose.

L’arrivée d’un Harrison Ford (avec la barbichette) à la moitié du film secoue l’intrigue d’un petit retournement de situation. Mais le scénario étant ce qu’il est, le mélodrame larmoyant pointe le bout de son nez dans un enchainement de péripéties prévisibles. Au final, à partir d’un concept passionnant et complexe, Adaline se contente d’essayer désespérément d’extraire quelques larmes au spectateur… Sans succès.

Adaline sera disponible le 22 mai 2015 en VOD sur TF1 Vidéo.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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