[Critique] A Most Violent Year, reconstitution métaphorique

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J.C Chandor choisit, pour son troisième long-métrage, de narrer l’éclosion d’une sauvagerie disciplinée, celle d’un capitalisme aveugle qui souffle ses dernières braises d’intégrité. A l’image d’un protagoniste central qui veut s’imposer au milieu des années 80 dans l’industrie pétrolière, A Most Violent Year choisit de démonter les usages.

Ceux d’une esthétique propre au gangstérisme que Chandor réutilise avec un soin obsessionnel, usant de son éclatante science du cadre pour faire fi de son modeste budget. La grande élégance de la reconstitution et le rythme lancinant sont nécessaires à une narration dense et multiple, où la violence contenue qui régit les rapports patientent au coin des rues.

Le défi repose sur un habile détournement d’une dramaturgie qui menace d’imploser mais qui, par souci d’exactitude, choisit de ne jamais sacrifier la cohérence de ses personnages. Réussite presque totale si Chandor n’avait pas décidé, afin de nourrir une allégorie toujours plus gourmande, de multiplier les tours de vis en fin de parcours.

A Most Violent Year sort le 31 Décembre 2014 en salles.

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Avis

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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