Critique Black Summer saison 1 : 28 jours plus tôt

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La saison 9 de The Walking Dead terminée, Netflix propose Black Summer, une série de zombies et véritable coup de poing divertissant.

A l’orée d’une apocalypse, plusieurs survivants tentent de s’entraider. Vendue comme prequel de Z Nation, Black Summer semble surtout servir d’excuse à Netflix pour asseoir sa propre mythologie survivaliste et contrecarrer les effets d’un TWD boudé par les fans, à l’image de sa précédente réussite, Kingdom. Indépendante par rapport à son aînée, la série pose les bases d’un monde à l’agonie dont le titre reflète bien le point de non retour énoncé dans Z Nation.

Critique Black Summer saison 1 : 28 jours plus tôt
©Netflix

Mais quand l’une tendait vers le nanardesque, la nouvelle série coupe court à tout enfantillage pour nous plonger dans un drame viscéral et brutal. Black Summer propose un condensé d’action pure et dure où la fuite des rescapés cristallise une tension narrative incroyable alors même que les personnages souffrent d’une tragique inconsistance.

Don’t fear the Walking Dead

Au cours de 8 épisodes variant de 40 à 20 minutes, Black Summer réussit à placer son apocalypse d’une manière innovante, du moins visuellement. Découpée en séquences, hiérarchisées par des écrans noirs et cartons typographiques, la série de Netflix ne s’embarrasse pas de détails, préférant noyer ses protagonistes sous l’action et la dramaturgie survivaliste. Un résultat bluffant rendu possible par des plans séquences incroyables, poussant le spectateur au plus près de cette fin du monde et de ses protagonistes toujours en mouvement, lesquels ne font que fuir pour tenter de survivre. Entièrement filmé à l’épaule, le show de John Hyams et Karl Schaefer est immersif et permet d’appréhender les choix moraux et réactions viscérales de personnages peureux, lâches, dramatiquement humains.

Critique Black Summer saison 1 : 28 jours plus tôt
©Netflix

Mais si Black Summer évite les égarements pseudo-psychologiques de The Walking Dead avec ses monologues interminables, on aurait apprécié un peu de profondeur pour des personnages qui n’échangent ni leur nom ni aucune parole. C’est creux, frustrant et parfois incohérent mais ce détachement fait que l’on s’attache peu aux potentielles victimes. Courses effrénées, armes de fortunes et comportements souvent inattendus, la série semble paradoxalement proposer des réactions assez réalistes, dans la mesure où les survivants n’auraient pas trop de lignes de dialogues à échanger.

Black Summer offre une apocalypse zombie implacable, magnifiée par une réalisation dingue mais son manque d’écriture vient entacher ce qui reste un divertissement de qualité.

La saison 1 de Black Summer est disponible sur Netflix.

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Avis

8 brutal !
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À propos de l'auteur

Axel PC

Entre deux passages sur le billard pour ressembler à l’arme X, ce créateur marginal allie réalisation, illustration et graphisme à l’écriture pour s’évader vers une galaxie lointaine. À l’affut de toute image mouvante, sa passion pour le cinéma et les séries ne s’estompe que pour fragguer quelques noobs.

2 commentaires

  1. Avatar

    Certains épisodes superbes…avec un décor de ouf….d’autres moyen..
    Épisode 4/est kiffant….les acteurs certains sont pas extra….d’autres bluffant…

  2. Axel PC
    Axel PC le à

    L’approche est intéressante mais le fond très inégal c’est vrai 🙂

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