Critique Kingdom saison 1 : le mariage parfait entre fresque historique et horreur

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Pour sa première série originale coréenne, Netflix fait un pari audacieux. Celui de mélanger un contexte médiéval avec une thématique beaucoup plus connue, les zombies assoiffés de sang. En six épisodes, Kingdom s’impose comme une belle réussite.

Les réalisateurs sud-coréens ont du talent, c’est une certitude. Depuis de nombreuses années, en particulier la sortie de Old Boy en 2003, nombreux sont ceux qui ont proposé des longs-métrages de qualité. Des films comme Mademoiselle, J’ai rencontré le Diable, Memories of Murder ou Dernier train pour Busan (des pépites vivement recommandées), ont su mettre en avant un cinéma dominé par les blockbusters américains. Au niveau des séries, Park Chan-wook (coeur sur lui) s’est chargé en 2018 d’adapter le roman de John le Carré, La Petite Fille au tambour (notre critique). Résultat, un bijou d’espionnage. L’annonce de Kingdom par Netflix avait donc de quoi capter l’attention, et pour plusieurs raisons.

Située lors de la dynastie Joseon, une période médiévale, la série raconte le combat d’un prince héritier au sein d’un royaume gangrené par la corruption et la famine. Si le point de départ est plutôt banal, une mystérieuse maladie se propageant rapidement renforce grandement l’intérêt du show. Les morts se relèvent et se transforment en de véritables monstres prêts à croquer tout ce qui bouge. Accusé de trahison, le prince héritier est prêt à tout pour sauver son peuple et découvrir la vérité. Habituellement racontée au présent la thématique zombie trouve ici sa place dans une époque bien lointaine de la notre. 

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Dans des décors magnifiques, Kingdom propose une aventure étalée sur six épisodes. Elle comblera les fans des fresques historiques, et les amateurs d’horreur. On retrouve la beauté et le savoir faire du cinéma sud-coréen, mais au format épisodique. Un format qui permet au réalisateur Kim Seong-hun (Tunnel) de prendre son temps pour développer les nombreux personnages et l’histoire. Mais les zombies coréens se démarquent de leurs cousins américains (la critique mitigée de la saison 9). Inactifs la journée, ils se réveillent la nuit et sont très rapides.

Parfaitement rythmée et offrant de nombreuses surprises, cette saison 1 se termine en beauté. Si l’on regrettera la sous-exploitation du personnage de Bae Doona (Sun dans Sense 8) et quelques passages assez prévisibles, Kingdom est une excellente surprise. Une saison 2 est d’ailleurs en préparation, et c’est tant mieux. Dans un monde où les riches veulent toujours plus de pouvoir et où les pauvres cherchent simplement à survivre, tous sont démunis face à la menace des zombies.

Avec Kingdom, Netflix se dote d’une série originale, qui parvient à se démarquer de la concurrence. Une belle preuve de l’ingéniosité des réalisateurs sud-coréens.

La saison 1 de Kingdom est disponible sur Netflix.

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