[Critique] Vice Versa, le merveilleux de l’enfant

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Un nouveau-né laisse surgir un cri lorsque de ses deux yeux entre-ouverts il aperçoit son père et sa mère pour la première fois. Dans l’univers innocent de sa petite caboche nait une joie aux allures de fée bleutée, vite rejointe par une peur affinée, une robuste colère, un dégoût glamourisé et dans un coin marginalisé, une tristesse maladroite. Vice Versa est né et Pixar, dans la foulée, se voit ressuscité.

Au fil d’une aventure plongeant cinq émotions en pleine détresse pré-adolescente, Vice Versa rejoue la mise à nue de nos angoisses comme de joies quotidiennes comme aucun autre auparavant. Son récit d’une cohérence sans failles et son univers follement inventif ne connaissent aucune chute durant les 1h40 de film, le ramenant dans le haut du panier des productions maison.

Pourtant, c’est dans la matière humaine de ses billes colorées que ce nouveau bijou pixarien déniche son apogée. Qu’est-ce qu’on y trouve? Un souvenir à la saveur tranchée que Vice Versa fait remonter à la surface en un copeau nostalgique. En larmes de la première à la dernière image, on parvient jusqu’au dénouement le plus parfait à méditer sur la candeur fânée de notre enfance.

Vice Versa sort le 17 juin 2015 après avoir été projeté hors-compétition à Cannes.

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Avis

10 Chef d'oeuvre
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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