Hand off Paranoïa Happiness is Mandatory, big IA is watching you !

Les yeux rivés sur une partie, on a pu bombarder de questions les développeurs. Tout d’abord, Paranoïa Happiness is Mandatory, c’est le jeu vidéo inspiré du célèbre jeu de rôle des années 80 et créé par des amoureux du genre…

Ce nouvel opus de Bigben , Black Shamrock et Cyanide Studio, le présentent sous la forme d’un RPG. Il te propose de gérer une escouade, qu’il faudra améliorer à la manière d’un Xcom ou d’un Baldur’s Gate/ Jagged Alliance (les développeurs préfèrent la comparaison à ces derniers), grâce à des points de compétences, et des objets de ton inventaire.

Ici on est envoyé en mission par le service de recherche et développement. Ce dernier a implanté une puce émotionnelle dans une machine de nettoyage. Depuis, elle ne travaille plus et se cache d’agressifs robots camouflés dans la section. On doit sauver cet engin devenu trop « sensible ». L’équipe précédente est morte. Mais l’Ordinateur bug et envoie équipes sur équipes pour régler le problème. Ce « dysfonctionnement » est généralisé et certaines parties du complexe habitation sont même abandonnées…

Hand off Paranoïa Happiness is Mandatory, big IA is watching you
©Bigben

Pourquoi ce jeu maintenant ?

Paranoïa Happiness is Mandatory, sorti dans les années 80 est réapparu il y a deux ans, un bon créneau pour le faire découvrir aux jeunes générations à travers un jeu vidéo. Inspiré de la guerre froide, il présente une dystopie. À ce sujet, le jeu a été remis aux goûts du jour, avec un côté moins communiste et des problématiques plus centrées sur les réseaux sociaux, la crypto monnaie, etc.

Le Complex Alpha, un bunker, est dirigé par une Intelligence Artificielle. L’ordinateur veille à ce que ses citoyens soient heureux. Mieux vaut l’être d’ailleurs, sous peine de passer sous « traitement » (lobotomie ou mort, tu préfères quoi ?).

Pour le topo plus détaillé, les humains de cette société sont hiérarchisés en grades : infrarouge jusqu’à ultraviolet, le plus proche du dieu Ordinateur. Évidemment, c’est un monde de délation et d’opportunistes. À ce sujet, le jeu a été remis aux goûts du jour, avec un côté moins communiste et des problématiques plus centrées sur les réseaux sociaux, la crypto monnaie etc.

Chaque membre de ta petite escouade va donc tenter de grimper les échelons en rejoignant les clarificateurs, la police anti-traîtres. Ici réside toute l’originalité du jeu : tu ne pourras jamais faire vraiment confiance à tes camarades, même s’ils sont des personnages non joueurs. En effet chacun doit trouver son propre intérêt quitte à marcher sur les autres… Enquête, capture, tu devras rétablir néanmoins la « justice » avec eux.

Hand off Paranoïa Happiness is Mandatory, big IA is watching you
©Bigben

Coller au jeu de rôle papier

Les développeurs ont montré leur volonté d’être proches du jeu papier de base. Ainsi, ils ont travaillé avec les créateurs de la licence afin de créer une ambiance et un gameplay cohérents. Par exemple, si ton niveau de trahison est trop élevé, tu dois te confesser.

Comment augmente-t-on la trahison ? C’est lorsque tu détruis le décor devant les caméras de l’ordinateur (oui il t’espionne, pire que ta mère !), lorsque tu désobéis, ou lorsque tu ne nettoies pas les tas de cadavres laissés derrière toi. On t’a dit aussi de choisir minutieusement tes répliques aux dialogues ? Bah, voilà c’est fait, pire que ta mère te disait-on !

Autant dire que tu as intérêt à faire attention lors des combats et à ne pas trop entrer dans le tas ! Le gameplay reprend celui des canons du RPG : au tour par tour, avec limite de déplacement et pause active. Chaque classe a ses particularités (compétences + armes) et en tant que chef d’équipe il faudra apprendre à bien choisir tes coéquipiers (combattants, garants de l’hygiène etc…).

Au niveau de la difficulté, on nous annonce beaucoup de challenge. Une complexité intensifiée par des ajouts de petits jeux comme le hack par exemple, le craft d’objets…

Hand off Paranoïa Happiness is Mandatory, big IA is watching you
©Bigben

Des décors et une musique so 50’s !

Pour l’inspiration des décors, on découvre des environnements très colorés et cartoonesques, mis en place pour contraster avec l’univers par ailleurs sombre. On trouve de nombreuses publicités dans un style rappelant celui de Fallout. Au sujet de la musique, les compositions sont inspirées par les année 80, sans tomber dans le kitch.

Avis : On a hâte de nous frotter à l’ordinateur. Si l’on a n’a pas (encore) joué au jeu papier, l’univers semble très attractif et bien adapté au premier abord !

Paranoïa Happiness is Mandatory sortira en français, à l’été 2019 sur PC, XO et PS4.

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Ida Gonthier

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