Critique Zoe : Un posthumanisme envoûtant

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La bande-annonce de Zoe laissait craindre un film trop ambitieux en voulant mêler émotions et nouvelles technologies. Mal nous en a pris de juger cette belle surprise fraîchement débarquée sur Netflix, il n’y a qu’à se laisser porter.

Quelle humanité pour les machines ? Zoe fait partie des rares fictions à nous proposer un posthumanisme qui ne soit pas dystopique : après la série Person of Interest et le film Her, c’est au tour de Drake Doremus de nous proposer une vision d’espoir sur les intelligences synthétiques et humanisées, qui dans un futur proche feront partie intégrante de nos vies. Le réalisateur nous confronte à un questionnement presque philosophique : peut-on les considérer comme des simples machines alors qu’elles possèdent une conscience et des sentiments en s’émancipant de leur propre programme ? C’est que le créateur de Zoe va découvrir et nous avec. Par son propos bien mené, le film parvient ainsi à nous intégrer complétement dans l’histoire.

Une romance envoûtante. Après une rupture difficile, le héros principal – devenu le cupidon moderne – pensait pouvoir limiter les relations à de simples taux de compatibilités. Mais il s’aperçoit que l’amour ne peut être quelque chose d’aussi pragmatique, c’est ainsi que nait son histoire d’amour avec Zoe ; une histoire dans laquelle nous nous laissons porter volontiers, tant Léa Seydoux et Ewan McGregor crèvent l’écran, en interprétant deux amants tiraillés par l’éthique d’une telle relation. Une complexité de sentiments et de questionnements tellement bien jouée et mise en scène, que nous ne pouvons rester de marbre.

Zoe est disponible sur Netflix depuis le 20 juillet 2018.

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Avis

8,5 Loin d'être artificiel
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