Critique Peaky Blinders saison 5 : monstrueuse réussite

Le season premiere éclatant, la suite de la saison 5 de Peaky Blinders s’est montrée, évidemment, incontournable et démente.

Au cœur de l’attention politique, la famille Shelby doit composer avec la montée du fascisme et maintenir l’empire familial à flot. Plus rien n’est à prouver alors que les Peaky Blinders s’empressent de nous offrir une nouvelle saison complètement dingue. Fortement psychologique, l’intrigue se focalise sur le passage de flambeau, d’une génération à l’autre, la folie des grandeurs et, comme toujours, la violence crue de l’Angleterre de l’entre deux guerres. Une réussite magistrale.

Critique Peaky Blinders saison 5 : monstrueuse réussite
©BBC One

Loin des affrontements évidents contre la mafia américaine ou les flics de leurs débuts, les Shelby sont ici confrontés à leurs propres démons. Beaucoup plus personnel, le show est une virée intense dans les affres du pouvoir, des complots politiques et de la lutte des classes. Un grand morceau de télévision offert par BBC One, sans concession et parfaitement orchestré. D’une écriture gutturale à la réalisation révolutionnaire, Peaky Blinders est encore une fois exceptionnelle.

Hail to the king !

Toujours à l’écriture de cette merveille télévisuelle, Steven Knight plonge plus profondément dans la psyché torturée de Cillian Murphy, toujours aussi magnétique, mais de plus en plus ravagé. Obsédé par le souvenir de Grace, maniaque du contrôle, le rescapé de la Grande Guerre semble ici plus traumatisé que jamais, usé par son leadership inlassablement contesté surtout qu’à son entrée en politique se réfère un arc narratif presque biographique, opposant le personnage à d’’authentiques figures anglaises. En effet, le show parvient à suivre encore une fois les grandes mouvances historiques en s’appuyant sur la véritable montée du fascisme avec un Sam Claflin mortel en Hitler britannique. Monumental.

Critique Peaky Blinders saison 5 : monstrueuse réussite
©BBC One

A cette narration forte et unique, les Peaky Blinders s’offrent également une réalisation hors norme. Anthony Byrne regorge d’ingéniosité dans ses plans qui ne cessent de proposer un onirisme incroyable. Avec une photographie racée, sublime où travelings compensés et cadrages asymétriques s’accordent avec une musique lancinante, dissonante, punk et en parfaite adéquation avec ces images dantesques, le show continue de s’imposer comme un classique télévisuel, à la tension inégalée, haletant et superbe.

En proposant pour la première fois un cliffhanger qui promet de prolonger l’intrigue dans une prochaine saison 6, nous voilà définitivement addict aux Peaky Blinders, cette pépite inégalée.

La saison 5 de Peaky Blinders est actuellement disponible sur BBC One et bientôt sur Netflix.

Avis

10 incontournable !
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Axel PC

Entre deux passages sur le billard pour ressembler à l’arme X, ce créateur marginal allie réalisation et graphisme à l’écriture pour s’évader vers une galaxie lointaine. À l’affut de toute image mouvante, sa passion pour le cinéma et les séries ne s’estompe que pour fragguer quelques noobs.

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