[Critique] Les grands esprits : apprendre pour exister

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Dans une France délaissée par l’éducation, Olivier Ayache-Vidal embarque sa caméra au plus près des enfants oubliés et prouve qu’avec quelques idées et un peu de volonté, leur avenir peut s’éclairer. Les grands esprits agit comme une bouffée d’espoir, capable de redonner le sourire à la connaissance et au savoir.

Tout en douceur. Si le thème de l’apprentissage scolaire dans les banlieues pouvait se révéler très vite dangereux, poussant toujours le scénario dans l’excès, le déjà-vu ou le cliché, le film s’élève ici par son intelligence et sa finesse. L’écriture se montre délicate, réfléchie, drôle même. On prend plaisir à suivre les progrès des personnages, s’amuse de leurs interrogations, de leurs doutes et surtout de leur touchante maladresse. Le réalisateur fait preuve ici d’une grande bienveillance. Son regard amical se transmet immédiatement au spectateur, véritablement séduit par cette énergie positive et joyeuse.

Utopiste, mais optimiste. Les grands esprits s’envole dans un message plein de bons sentiments fait de dénouement heureux. L’histoire est belle, les émotions sincères et les mots profonds. Si on ne va pas tous se mettre à citer du Proust et Balzac, une chose est sûre, on va se réconcilier avec l’école.

Les grands esprits sort dans les salles le 13 septembre 2017.

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8 Tendre et delicat
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