[Critique] Girlboss saison 1 : le girl power tendance

En ce moment, Netflix enchaîne les séries originales et on est à peine remis de 13 Reasons Why que débarque une Girlboss aussi explosive qu’agaçante.

Générationnelle. Créée par Kay Cannon (scénariste pour New Girl) et produite par Charlize Theron (Young Adult), la série s’inspire de la vie de Sophia Amoruso, jeune femme un peu paumée qui a réussi à faire fortune avec l’éclosion du e-commerce. Éclatante et combattante, cette adulescente rebelle – incarnée par Britt Robertson, sosie non officiel de Dakota Johnson – revisite à sa sauce le rêve américain, tout en dressant le portrait d’une génération désabusée. On est en 2006, le vintage revient à la mode et on pense au futur avec la nostalgie du passé. En se plongeant plus de dix ans en arrière, Netflix signe peut-être son show le plus intemporel.

Anti-héroïne. Pour apprécier toute la richesse du scénario, encore faudrait-il supporter cette « Nasty Gal » plus de cinq minutes. Reflet de son époque, la demoiselle se regarde méchamment le nombril et sa vie personnelle ressemble à une compilation de moments gênants. Géniale au milieu des fringues, elle devient rapidement détestable en dehors. Mais peut-être est-ce là la personnalité de tous les visionnaires, comme Steve Jobs ou Mark Zuckerberg.

Girlboss est disponible sur Netflix depuis le 21 avril 2017.

Avis

6.5 Son boulot vaut de l'or, et elle plombe tout
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