[Critique] Vinyl S1 : 45 tours et puis s’envole

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L’épisode pilote de Vinyl, comme on vous le signalait, c’est, autour de la musique, presque deux heures de plaisir à la Scorsese conclues par une fin puissante et terriblement prometteuse.

Mais l’omniprésence de la drogue durant la majeure partie de la saison nous transforme, en son milieu, en spectateur immobile dans l’attente d’une évolution qui peine à venir. La descente aux enfers d’un Richie Finestra (Bobby Cannavale) à la recherche de sa gloire passée – et parallèlement en proie à des problèmes conjugaux -, semble en effet interminable et nous plonge dans un cycle inconfortable et répétitif sans réel intérêt narratif. Pire, le show prend le parti de restreindre le rôle de Devon Finestra (Olivia Wilde), sa femme, et de délaisser également la musique pour se focaliser sur des complications mafieuses flirtant dangereusement entre l’hommage et le cliché du genre.

C’est au dernier épisode du show, nerveux, qu’on peut enfin revenir à quelque chose de plus efficace, de plus nécessaire pour servir une fresque aussi monumentale. On respire alors un air de révolution musicale qui n’est pas sans rappeler le souffle d’Halt and Catch Fire, traitant elle de la révolution informatique des années 80. Le meilleur est donc peut-être à venir…

Article écrit par Simon D. Réhon

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7,5 Attention aux fausses notes
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