[Critique] The Neon Demon, chef-d’œuvre surréaliste

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Le réalisateur danois Nicolas Winding Refn cherche toujours à dégager une réaction chez le spectateur qu’elle soit bonne ou mauvaise. Il est souvent associé à Drive, son plus grand succès, mais il se révèle normalement beaucoup plus expérimental que dans le long-métrage avec Ryan Gosling. The Neon Demon en est le témoin.

Plus qu’une simple histoire de jeune fille qui débarque à Los Angeles pour devenir un mannequin célèbre grâce à sa beauté naturelle, c’est un film basé sur l’exploration des sens et du cerveau. Notre vue est charmée par cette esthétique abstraite à couper le souffle, notre ouïe est aux anges à l’écoute des jeux sonores et de la musique viscérale de Cliff Martinez, et enfin notre esprit baigne dans une sorte de torpeur fascinante à la limite de l’hypnose.

Le cinéaste n’a pas peur de choquer pour qu’on arrive à cet état. Le cannibalisme fait son apparition et la nécrophilie pointe le bout de son nez. La violence du milieu de mannequinat s’exprime et se ressent à travers ces images horribles et oniriques. On regarde un film extrême, somptueux et diablement jouissif. En soi, tout le talent de Nicolas Winding Refn en un film… Une Palme d’Or, s’il vous plaît ?

The Neon Demon sort le 8 juin 2016 et est présenté en compétition au Festival de Cannes 2016.

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Avis

9,5 Chef-d'œuvre
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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