[Critique Blu-ray] Dragon Inn, l’art du combat au sabre

0
Share Button

Quatre ans avant de faire A Touch of Zen, le cinéaste taïwanais, King Hu, réalise son grand frère spirituel, Dragon Inn. C’est une histoire aux allures de western : il y a fort longtemps, une terrible police secrète traque les membres d’une famille impériale chinoise, tout semble les mener vers une auberge au milieu d’une plaine désertique et peuplée par d’étranges voyageurs… De passage, seulement ?

Dragon Inn, c’est avant tout la précision de la mise en scène… À cet art visuel, personne n’est aussi méticuleux, aussi inventif que King Hu. La caméra est toujours placée là où il faut. Qui plus est, il joue astucieusement sur les couleurs pour attirer le regard afin de rendre lisible une intense scène de combat. Pour la majorité des cinéastes, filmer une scène d’action est un défi des plus intenses. Pour King Hu, cela semble un jeu d’enfant !

C’est aussi un monument qui a influencé le cinéma jusqu’à nos jours. Bien entendu par des remakes (New Dragon Gate Inn), mais aussi avec Quentin Tarantino et ses huit salopards, le réalisateur s’inspirant (fortement, mais sans plagier) du contexte de Dragon Inn en reprenant le jeu sur les faux-semblants et le huit-clos dans une auberge. En tout cas, (re)découvrir le cinéma d’un tel cinéaste en Blu-ray, on ne pouvait rêver mieux !

Dragon Inn sort en DVD/Blu-ray le 21 septembre 2016.

(Visited 64 times, 1 visits today)

Avis

8.8 Culte !

La qualité technique du Blu-ray restitue pleinement l'excellent travail de restauration opéré sur le film par le Taiwan Film Institute.

Côté bonus, une préface de Pierre Rissient (spécialiste du cinéma asiatique) vient nous donner quelques pistes de compréhension (6 min). Qui plus est, il faut regarder l'analyse "Hostel Forces" d'une grande justesse.

  • Film 8,5
  • Image 9
  • Son 9
  • Bonus 9
  • Votre avis (0 Vote) 0
Partagez

À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

Réagissez !