Critique Mute : le film de Netflix n’arrive pas à s’exprimer

2

Si on a tendance à apprécier ses séries originales, les films produits par Netflix nous laissent un goût amer à l’image de Bright ou The Cloverfield Paradox, et ce n’est pas prêt de changer avec Mute

Mal construit. Prolongement de Moon – Sam Rockwell fait son petit caméo -, Mute mûrit depuis une douzaine d’années dans l’esprit de Duncan Jones et n’aurait sans doute jamais vu le jour sans le soutien de Netflix. Et c’est bien là le principal souci ! Le film semble avoir été maintes fois réécrit et ça se ressent. On assiste à une surabondance d’éléments dont plus de la moitié ne sera pas convenablement traitée, ce qui peut entraîner un certain malaise comme lorsqu’il survole la pédophilie. Même le mutisme d’Alexander Skarsgård ne démontre pas d’un réel intérêt narratif.

Idées éparpillées. Pourtant Mute en aurait des choses à dire ! La vision d’un Amish vivant dans un Berlin futuriste à la Blade Runner prouve tout un potentiel qui ne demande qu’à se révéler si on ne l’enfouissait pas sous le tas. Même chose pour tous les seconds rôles dont les courtes apparitions ne leur permettent pas de s’étoffer. On reste ainsi à la surface d’un métrage découpé en saynètes, à la recherche d’un fil conducteur moins artificiel que les néons de la ville.

Mute est disponible sur Netflix depuis le 23 février 2018

Advertisement
(Visited 1 040 times, 2 visits today)

Avis

4.5 Il aurait pu être tellement mieux
  • Votre avis (0 Vote) 0

À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

2 commentaires

Réagissez !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.