[Critique] Demolition : colore ma vie du chaos des ennuis

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Que dire quand un réalisateur talentueux rencontre un acteur qui l’est davantage ? Beaucoup et si peu de choses à la fois. Dans Demolition, Jean-Marc Vallée met en scène un Jake Gyllenhaal rendu insensible par le décès de sa femme et cela nous suffit à vous conseiller le film.

Mais puisqu’on n’est pas payé à glander (à travailler non plus d’ailleurs), creusons un peu : comme il a su le prouver lors de ses précédents longs-métrages, le réalisateur fait preuve d’une justesse impeccable. Affichant de la folie dans la mise en scène (et dans la bande-originale !), il laisse à son personnage toute la liberté de s’exprimer, incarné par un Gyllenhaal oscarisable (pour ne pas changer).

Avec humour et pathos, les deux conjugués dans la plus grande maîtrise, Demolition donne à la vie un sens matériel pour mieux y révéler l’immatériel. Le chaos devient thérapie et la destruction devient réinvention. Oui, il n’y a plus besoin de partir seul en pleine nature pour trouver un sens à notre existence.

Toutefois, le trop grand perfectionnisme du film peut provoquer un certain manque de sincérité à la longue, Vallée échouant à donner un coup de marteau à sa propre manière d’aborder les choses.

Demolition sort le 6 avril 2016

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