[Critique] The Jane Doe Identity, cadavre maudit

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L’édition 2016 du PIFFF ouvre ses portes avec The Jane Doe Identity. Comme son titre l’indique, il est question de mort et de chair à vif dans ce premier long-métrage du norvégien André Øvredal (Trollhunter) sur les terres américaines.

Un œil averti fort plaisant. Dès les premières minutes, le cinéaste fait naître une ambiance tendue en utilisant les outils de la grammaire visuelle et sonore du septième art. Son sens aigu du montage et son élégance visuelle élèvent ce modeste long-métrage au-dessus de sa condition. Il donne surtout à ses personnages un cadre solide dans lequel l’horreur reste stimulante. Ajoutez-y un souci du détail dans la retransmission des mutilations du corps et vous obtenez des fondations robustes.

Un souci d’écriture. On apprécie la bienveillance des protagonistes et la sobriété qui définit la relation entre le père et son fils. Sauf que celle-ci fait progressivement office de gadget face aux idées visuelles du cinéaste et à son envie de bricoler une mythologie forcée sur les bords. Brian Cox et Emile Hirsch jouent le tout sur un ton distancié presque contrit, affaiblissant la portée de la tranche horrifique du film. Pas déplaisant donc, mais peu mémorable.

The Jane Doe Identity a fait l’ouverture du PIFFF et sortira le 31 mai 2017 dans les dalles françaises.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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