[Critique] Happy End, derrière les belles apparences se cache l’horreur

Si on pouvait définir le cinéaste Michael Haneke en un mot, cela serait « violence ». Avec Happy End, il explore les extrêmes sensations de malaise et de désespoir cachées derrière les visages de marbre de ses protagonistes bourgeois. C’est une histoire de famille où personne ne se comprend, où personne ne se connaît et où la violence est (quasi) invisible.

Installer le malaise. En étirant ses plans dans la longueur, en choisissant l’absence de musique et en épurant ses cadrages, Haneke dévoile les troubles psychologiques. C’est un cinéaste qui prend le temps de créer une ambiance pour captiver le spectateur et le faire réagir, positivement ou négativement à ce qu’il vient de voir.

Féroce et… Drôle. Ce long-métrage d’Haneke se révèle assez drôle si on apprécie l’humour (très) noir. Porté par un casting somptueux (Huppert, Kassovitz et Trintignant) et une direction d’acteurs à faire pâlir un maître en la matière comme Robert Altman, le cinéaste trouve le ton juste à tous les niveaux, montrant une nouvelle fois qu’il est l’un des plus grands cinéastes vivants.

Happy End sort le 04 octobre 2017 en France et a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2017.

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Nicolas Diolez

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