[Critique] Boyhood, dignité de la vie

On pourrait redouter de Boyhood le poids pesant de son concept, qui a vu le tournage s’étaler sur 12 ans de la vie de Richard Linklater et de son équipe. Craindre une dispersion narrative prégnante à l’image comme un argument marketing affiché le long des trois heures de bobine.

La première force du film réside en cela dans son intégrité: celle d’un refus permanent à l’effet de manche, à la dramatisation surlignée du temps qui passe. Loin des canons d’Hollywood, Linklater se penche sur des existences en constante évolution et réussit sur la distance à répercuter l’émouvant écho de notre éphémère présence.

Parvenant à rester à l’écoute, le scénario progresse selon l’évolution naturelle du jeune Mason, quand bien même son passage à l’âge adulte se montrerait amer et désillusionné. En fin de parcours, on pourra tout de même reprocher à ce refus de sentimentalisme le manquement à un onirisme qui aurait fait sortir Boyhood de son cadre très travaillé.

Boyhood est sorti le 23 Juillet 2014 en salles. Retrouvez-le en DVD et Blu-Ray depuis le 3 Décembre.

Avis

7,5 Awesome
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