[Critique] Minions trop plein

0
Share Button

Sans réelle surprise, on peut considérer que le plaisir fourni par ce Minions repose en un dilemme éminemment personnel: jusqu’où va votre amour pour ces rejetons jaunâtres au langage limité et aux crises de rires hystériques? Tentant le pari du spin-off mercantile vu du dehors, les deux réalisateurs livrent pourtant l’œuvre la plus fidèle possible à l’esprit enfantin de ces Flubbers en salopette.

Regorgeant de détails et d’énergie, Minions repose sur un postulat plutôt malin: traversant les âges, trois boules jaunes partent à la recherche du vilain ultime à servir aveuglément. À l’instar de Pingouins, le film (sur)joue la carte du détournement référentiel et pousse au maximum les caractéristiques de ses losers de héros: maladresse burlesque, charabia aigu, folie musicale…

Sans s’ennuyer, le spectateur doit être au fait de son intérêt pour une légion de personnages unidimensionnels. On s’étonnera en revanche du manque d’irrévérence accolé à cet univers de super-méchants, tous trop trognons pour être seulement capables d’imposer une réelle tension aux enjeux du récit. Cela se fait particulièrement ressentir pour Scarlett Overkill, grande méchante de l’histoire, à laquelle on peine à prêter un quelconque intérêt.

Minions sort le 8 Juillet 2015 en salles.

(Visited 1 times, 1 visits today)

Avis

6 Avis aux amateurs
  • Votre avis (4 Vote) 5.8
Partagez

À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

Réagissez !