[Critique] Jem (pas) et les hologrammes

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On ne s’attendait pas à grande chose de l’adaptation live du dessin animé (sans réels rapports avec celui-ci), Jem et les hologrammes, et on était encore loin du compte. Cet énorme bide (du moins lors de sa sortie US), dirigé par Jon M. Chu, ressemble davantage à un clip de trois minutes qu’on aurait rallongé pour le plaisir de faire souffrir.

Le film comporte néanmoins quelques bonnes intentions : une réflexion sur la famille, le 2.0, l’industrie musicale et de jeunes actrices qui essayent de bien faire. Des pistes sabotées tout du long par un mélange infâme de clichés, de personnages imbuvables et d’un tel nombre d’absurdités narratives que localiser la moindre cohérence s’apparente à trouver Charlie. Mention spéciale au plus mauvais père de l’année qui réinvente la notion de favoritisme (pauvre fille cadette). Et encore, on vous épargne la partie avec le robot échappé de Wall-E.

Là où Pitch Perfect dosait habilement musique et second degré, Jem se sert maladroitement de l’un et fait fi de l’autre. Sans oublier un réalisateur dont la « mise en scène » consiste à pomper allègrement les clips de MTV, n’essayant même pas de prétendre le contraire. « Jem, c’est le rêve, Jem c’est la fièvre », surtout la fièvre.

Jem et les hologrammes sort le 13 avril 2016

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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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