[Critique] Entourage – l’intégrale: en route vers un succès

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Lorsque Vince Chase débarque à Hollywood accompagné du sobre Eric, du collant Drama et d’un Turtle sans but précis, tout le monde salue la fraîcheur d’une série frivole et inconsciente. Le traitement des coulisses d’une fabrique à stars tient à la fois de l’admiration naïve et d’une ironie légèrement saupoudrée qui auront su séduire les innombrables caméos de luxe qui se disputent l’affiche.

Pourtant, peu sont ceux qui auront tenu jusqu’au bout des 8 saisons ici proposées sans dénigrer l’âme d’une série qui se serait corrompue. En réalité, Doug Ellin, créateur de la série, cherche en mi-parcours à assombrir le tableau d’un concept destiné à un essoufflement certain. Au lieu de continuer à se rouler dans une forme de putasserie divertissante, le voilà jetant ses personnages au milieu d’une cage féroce et hostile.

Au contraire de beaucoup d’échos mal appris, voilà bien la juste orientation pour cet Entourage qui perd en légèreté et en simplicité ce qu’il gagne en éclaircissement et en satire. Quel dommage alors d’assister à une dernière saison conçue au mépris du bon sens et achevée en une glissade naïve d’une grossièreté inexcusable. On espère sans trop y croire que le long-métrage réparera au mieux ce dernier tour de piste fort dommageable.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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