[Critique] Ni le ciel ni la terre ne pleurèrent ce film

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Premier long-métrage du jeune réalisateur Clément Cogitore, en compétition pour le FEFFS et présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes, Ni le ciel ni la terre a tout pour nous intriguer.

Partant d’une réflexion intéressante sur la question des disparus au sein d’une section de l’armée française en Afghanistan, le réalisateur décide de proposer quelque chose de neuf dans le paysage du cinéma français. Film de guerre ? Film fantastique ? Ni le ciel ni la terre ne s’embarrasse pas avec ces étiquettes, suivant sa propre voie, et qui aime le film, le suive.

C’est surtout sur la forme artistique que Clément Cogitore frappe fort avec l’utilisation de caméras à l’épaule ou infrarouge, le langage des corps, l’usage de la parole, la gestion de l’espace ainsi que dans la direction des acteurs issus de la jeune génération du cinéma français (Swann Arlaud, Kévin Azais).

Ses qualités plastiques indéniables et sa volonté de casser les codes sont tout à son honneur. Néanmoins le film se noie dans une certaine torpeur qui finit par nous gagner.

Ni le ciel ni la terre sort le 30 septembre 2015.

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7.0 À voir
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