Critique The Handmaid’s Tale Saison 1 : dystopie captivante

Inspirée de La Servante écarlate, roman de 1985 de Margaret Atwood, la série télévisée The Handmaid’s Tail cartonne depuis 2017 sur Hulu et sur OCS pour la France.

Dans un futur proche du nôtre, la pollution atmosphérique a eu raison de la fertilité de la plupart des hommes et des femmes. Pour éviter l’extinction de l’espèce humaine, les « fils de Jacob » ont fait chuter la démocratie américaine et l’ont transformée en système totalitaire dominé par les hommes. Désormais, les femmes sont catégorisées : les Épouses sont cantonnées à la maison, les Marthas à l’entretien et les Servantes – encore fertiles – à la reproduction forcée.

Le rythme relativement lent du show parvient à nous happer dans son univers résolument sombre. Chaque instant de The Handmaid’s Tale est l’occasion de plonger dans une forme de stupeur horrifiée d’un futur totalement dystopique et vraisemblable. S’il nous venait l’envie d’oublier que la série propose une vision d’un avenir potentiel, les musiques modernes nous rappellent qu’il s’agit bien du futur et pas du passé ; quitte à nous sembler anachroniques.

The Handmaid’s Tale : Matin Brun version série TV

Les flashbacks offrent d’ailleurs une remarquable représentation de l’émergence d’un régime totalitaire qui s’immisce dans la vie de tout un chacun sans que personne ne réagisse avant qu’il ne soit trop tard… Cela n’est pas sans rappeler la subtilité de l’excellente nouvelle, Matin Brun, sur le sujet.

Si notre empathie se tourne bien sûr vers les opprimés de la République de Gilead, les scénaristes nous poussent avec brio à nous confronter à notre propre moralité : faut-il mépriser une partie de l’humanité pour la sauver dans son intégralité au nom de Dieu ?

Presque parfaite

Les décors, les costumes et la photographie sciemment feutrés et codifiés viennent parachever l’ambiance pesante inhérente à ce monde particulier. Tout est pensé de A à Z et la richesse scénaristique offre ainsi à The Handmaid’s Tale une profondeur certaine. Les personnages s’égalent les uns les autres : tous complexes et incarnés par des actrices et acteurs talentueux.

On regrettera le final, un peu décevant pour cette excellente série, nous laissant sur un bon cliffhanger mais rien d’inoubliable. Le dernier épisode ressemble finalement à beaucoup d’autres de la saison 1.

La saison 3 de The Handmaid’s Tale arrive le 5 juin sur Hulu, puis sur OCS en France.

Avis

9 Blessed be the fruit
  • 9
  • User Ratings (0 Votes) 0

About Author

Marie

Leave A Reply