[Critique] The Lobster, de l’Homme à l’animal

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Décidemment, il semble que les films de cette 68ème edition cannoise se répondent les uns les autres. Si Tale of Tales et The Lobster – présenté aujourd’hui en compétition – n’évoquent pas les mêmes choses, ils présentent tous deux un goût prononcé pour une certaine distance ironique et un attrait pour la fable allégorique.

Prenez un futur proche où le célibat doit être brisé sous peine de se voir transformé en l’animal de son choix. Plongez un Colin Farrell neurasthénique (une des meilleures interprétations du bonhomme, passible d’un prix) dans le tourbillon d’une société restrictive et capturez sa traque en une mise en scène à la fois crue et élégante, signé Yorgos Lanthimos (Attenberg).

Vous touchez alors du doigt la saveur si singulière de The Lobster, objet filmique à la fois ennuyeux et fascinant. Son cinéaste s’amuse à portraiturer une fuite animée d’un amour mou où l’instinct de survie répond à une logique utilitariste. Nous, on ne sait toujours pas bien si on a pas aimé et detesté en même temps ce projet atypique.

The Lobster sort le 28 octobre 2015 en France et fait partie de la sélection officielle cannoise.

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7 Insaisissable
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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