[Critique] Marguerite et Julien, romance interdite

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Au vu de son sujet sulfureux (dans un temps indéfini, un frère et une soeur vivent leur passion en dépit des interdits), on ne peut que s’étonner de constater ce qui cloche en Marguerite et Julien, dernier bébé de Valérie Donzelli (La Guerre est Déclarée). Projet ambitieux, celui-ci tient à mélanger visuellement les époques pour mieux atteindre l’universalité.

Une intention noble doublée d’une envie peu subtile de la réalisatrice d’allégoriser l’amour entre semblables, ici fraternel et aujourd’hui de même sexe. Sauf que cette romance entretient un autisme romanesque qui restreint tout le récit à de tragiques mots d’amour ou des expirations plaintives. Plaqué comme le nez au milieu de la figure, l’Amour est vu comme la seule issue possible.

On aurait été clément vis-à-vis de cette proposition délicate si la sauce prenait par magie. Ca n’est malheureusement pas le cas ici et on le perçoit dès les premiers regards énamourés, étrangement rendus distants par le langage soutenu et l’application scolaire des interprètes. Un risque qui s’est avéré à une échelle cannoise à moitié payant si l’on en croit les applaudissements timorés de la salle.

Marguerite et Julien sort le 02 décembre 2015, après sa diffusion en sélection officielle cannoise.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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