[Critique] La Terre et l’ombre : la nécessité du changement

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Notre interview du réalisateur est disponible ici

À côté d’une compétition officielle sur-médiatisée, le festival de Cannes propose la Semaine de la Critique, véritable antichambre pour les nouveaux talents. Avec La Terre et l’ombre, le réalisateur César Augusto Acevedo y fait une entrée remarquable et remarquée.

C’est l’histoire du retour d’un vieux paysan dans sa famille qu’il a abandonnée des années auparavant. Le fils, la belle-fille, le petit-fils et son ex-femme habitent dans une petite maison entourée par des plantations de canne à sucre et vivent de l’exploitation de cette dernière. Un travail éprouvant qui empoisonne leur vie.

Par le portrait de cette famille, César Augusto Acevedo dépeint la condition paysanne dans son pays, la Colombie, où le progrès écrase les humains et les asphyxie (littéralement). On a affaire à un film engagé à la mise en scène intelligente. Le cinéaste, par le choix de nombreux plans séquences, met en avant les personnages et leur permet de s’exprimer par l’image. La lumière crépusculaire et le jeu naturel des acteurs amplifient la puissance expressive de cette première œuvre d’un auteur à suivre de près. Un film définitivement poignant.

La Terre et l’ombre sort le 03 février 2016 au cinéma après avoir été en compétition à la Semaine de la Critique édition 2015.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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