[Critique] Blackstar : le testament dense et audacieux de David Bowie

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Monsieur David Bowie, icône du glam rock et démiurge d’une pop sophistiquée, s’en est donc allé à 69 ans. Derrière lui, une carrière bouillonnante : entre musique, théâtre, cinéma, mode et peinture, Bowie était un touche-à-tout visionnaire qui aura influencé des générations d’artistes. Blackstar, 25ème et ultime album du « Thin White Duke », confirme son statut d’Artiste du XXème siècle, où se mêlent expérimentations jazzy et collusions sonores plus obscures.

Jusqu’au bout, sa créativité sans bornes et son goût pour le contre-pied musical nous aura étonnés. Dense et audacieux, Blackstar ne déroge pas aux (non-) règles de David Bowie. L’album s’ouvre par une véritable odyssée sonore (dix minutes) à l’atmosphère oppressante.

En tout et pour tout, sept titres, traversés par le saxophone de Jason Lindner (omniprésent dans cet album), à la croisée du free-jazz et de l’électro. Une musique inclassable, pas toujours accessible, comme souvent avec Bowie, épris de libertés dans toutes ses formes.

La liberté ici d’évoquer les déviances de l’extrémisme religieux (Blackstar), les références autobiographiques (I Can’t Give Everything Away) et les messages à caractère prophétique. La liberté de jouer selon ses propres règles, mettant en scène sa vie… et sa mort :

« Regardez là-haut, je suis au paradis/ Oh je serai libre, comme ce merle bleu. » (extrait de Lazarus, troisième morceau de l’album).

Blackstar de David Bowie, sorti le 8 janvier 2015.

 

 

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Avis

7.5 Audacieux
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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