[Critique] Ma vie avec Liberace : Amour, gloire et botox

Séduits par une affiche kitchissime et un duo d’acteurs étonnants, beaucoup se laisseront tenter, un petit sourire en coin, par Ma vie avec Liberace. Et c’est effectivement quelques ricanements qui accompagnent les premières scènes, tant la situation est inhabituelle. Jason Bourne et le roi de la finance se font des bisous, le pitch sur le pianiste a en effet de quoi attiser la curiosité.

Souvent préféré pour des rôles d’hommes virils et de pouvoir, Michael Douglas vire à 180 degrés dans Ma vie avec Liberace, ou le combat d’un artiste désireux de toujours plaire à son public, dans une société où homosexualité ne rime pas forcément avec succès. Le regard qu’apporte la réalisation, souvent ironique, voire parfois osée et incisive (littéralement) rend cette histoire d’amour plus digeste et, couplée au scénario de l’auteur de P.S I love you, nous emporte, mine de rien, vers un déroulement tragique à la sensibilité bien dosée.

Moins borderline et spectaculaire que son alter-ego I love you Phillip Morris, inévitable comparaison, Ma vie avec Liberace tire finement son épingle du jeu dans l’exercice risqué du biopic. Le film attire de nouveau les regards après une période de flou sur son réalisateur, et signe au passage la renaissance, aussi bien personnelle qu’artistique, de Michael Douglas.

Sorti le 18 septembre 2013

Article écrit par Cliffhunger

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