[Test DVD] ’71, Die Hard en plein Belfast

Lors de sa sortie, notre rédacteur en chef avait procédé à un éloge de ’71 que je vous invite à lire. Les qualités de ce long-métrage tiennent à n’en pas douter en la capacité de Yann Demange, réalisateur, à détourner le propos politique de son sujet pour livrer un récit à suspens humain extrêmement tendu et haletant.

Confiné dans un espace barricadé par la guerre civile, la survie de Gary en territoire hostile rappelle les moments forts de New York 1997 auquel le compositeur David Holmes fait au détour d’une percussion hommage. Jack O’Connell offre à qui le découvrirait une palette d’émotions subtile et puissante qui laisse imaginer une carrière prenant déjà son envol (Invicible).

Néanmoins, l’efficacité instantanée du récit et de la mise en images restreignent ’71 à une découverte unique et éphémère, peu encline à une seconde vision. On pourra toujours s’amuser à piocher les touches historiques disséminées dans les oppositions mouvantes mais il est évident que le film se joue sur sa première découverte. Un mal pour un bien.

’71 est disponible en DVD.

Avis

7.0 A découvrir

Pour une première découverte vierge de tout expérience cinématographique, il est difficile de déterminer quelle est la part de granulosité et de fragilité visuelle propres au film. On fera confiance à TF1 Vidéo en charge du transfert en soulignant néanmoins qu’un simple support DVD rencontrera toujours des difficultés pour un long-métrage à l’imagerie aussi nocturne, particulièrement dans sa gestion parfois hésitante des zones obscures.

Côté son, la piste VO 5.1 manque foncièrement de tonus mais propose un équilibrage soigné des dialogues et des surgissements explosifs, situation agréable dès lors qu’elle peut nous éviter d’avoir à toucher sans arrêt la télécommande. Une piste VO 2.0 et une française en 5.1 (à éviter de toute urgence pour le respect de l’œuvre) sont également présentes sur le disque.

Côté bonus, rien de déshonorant ici. On trouve une interview de Yann Demange étrangement limité à une note d’intention promotionnelle du projet mais pas inintéressante. Jack O’Connell fait de même en seulement trois minutes, sur le tournage pour des propos bien pensés mais peu surprenants. Le complément le plus intéressant tient en des instantanés de tournage bruts, nous plongeant sur un plateau qu’on perçoit comme savamment orchestré. Reste la bande-annonce, inévitable.

  • Film 7.5
  • Image 7.5
  • Son 7
  • Bonus 6
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