[Critique] Libre et Assoupi : éloge de la mollesse

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Sébastien aime rester allonger et s’ennuyer. Pour son premier film, Benjamin Guedj s’attaque à la génération stagiaire et à cette envie de ne rien faire dans un monde en perpétuel mouvement. Libre et Assoupi sort des sentiers battus des comédies françaises aseptisées et nous offre un trio de jeunes comédiens charmants. À commencer par Baptise Lecaplain. Pour son premier rôle principal, l’humoriste se montre à la hauteur et l’alchimie avec ses partenaires Charlotte LeBon et Félix Moati est évidente.

Pourtant si le long-métrage se montre sympathique sur bien des aspects, notamment grâce aux répliques d’un Félix Moati en grande forme, il souffre de son sujet. La mise en scène ne manifeste aucune originalité et la narration accuse de nombreuses lenteurs. À suivre un anti-héros passif, le film en devient lui-même inerte.

Dommage, les idées y étaient, or le film se révèle finalement un peu trop à l’image de son personnage : libre, mais assoupi.

Libre et Assoupi est sorti le 7 mai 2014.

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