Critique Les Confins du Monde, Apocalypse maintenant

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On aime bien Guillaume Nicloux, cinéaste un peu à part dans le septième art, car flirtant avec le genre et le concept plein de promesses. Du coup, on reste curieux face à ses Confins du Monde, récit de vengeance au coeur de la moiteur tentaculaire de la guerre d’Indochine. Seulement voilà, le cinéma de guerre a ses “maîtres étalons” auprès desquels toute nouvelle oeuvre se raccroche, au risque que seule la pâleur ne les distingue.

Apocalypse maintenant. Difficile ici de ne pas voir ici les ré-interprétations du chef d’oeuvre de Coppola : l’aspiration dans un univers où la temporalité et le mental vrillent violemment, les relations humaines effritées par l’usure de la guerre. Cinéphile aguerri, Nicloux trouve face à ce modèle une voie qui lui est propre, notamment en jouant sur d’intéressantes brisures de rythme, qui s’use pourtant lorsqu’elles sont répétées ad nauseam au fil de l’oeuvre.

Un manque d’incarnation. L’observation mutique, quasi clinique de la mise en scène et l’incarnation parfois distanciée des acteurs sont peut être dignes vis-à-vis du sujet, mais peinent à embarquer dans ce récit de vengeance par nature viscérale. Le contraste entre cette approche plutôt cérébrale, conceptuelle et la simplicité de l’intrigue intriguent avant d’ennuyer, passant d’une force à une faiblesse.

Les Confins du Monde sort le 5 décembre dans les salles françaises

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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