[Critique] It Follows, publicité mensongère ?

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De temps à un autre, un film estampillé de genre parvient à pénétrer le cœur des magazines plus intellectuels et à s’arroger un élégant listing de punchlines journalistiques idéal pour l’affiche. It Follows en est un fier, quoi qu’arrogant, représentant, un poil trop vite promu en étendard symbolique.

Cela signifie donc que le deuxième film signé David Robert Mitchell contient en son sein un kaléidoscope de qualités que le temps érigera sans doute en œuvre culte. L’une d’elles repose sur une narration conceptuelle où la mythologie horrifique cohabite avec une fine analyse des angoisses adolescentes. Ces dernières sont captées par une mise en images subtile et enivrante, où il s’agit de scruter les moindres recoins du cadre, apeurés.

Sauf que cette intelligence d’auteur (que le savant détournement référentiel au genre appuie) repose sur une mécanique binaire où une tension éreintante succède à un repos attendri. Sur la longueur, ce parti-pris rencontre un essoufflement, jusque dans un final dont on peine à percevoir le sens et le réel enjeu. Une situation qui fait d’It Follows une pelloche à découvrir l’esprit ouvert mais le sens critique en éveil, loin du tam-tam médiatique.

It Follows sort le 04 Février 2015

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Avis

7 À voir
  • Votre avis (2 Vote) 6.3

À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

Un commentaire

  1. Little Mushroom
    Little Mushroom le à

    Ni vraiment bon, ni vraiment mauvais, It Follows vend du rêve, se ménage et laisse le spectateur un peu frustré à la sortie de la salle.

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