Critique Cruella : on n’en attendait pas moins

Après des mois de teasing et de COVID, nous avons enfin eu la chance de découvrir Cruella au cinéma.

Il faut dire que l’attente était longue et l’excitation importante. L’idée de voir Emma Stone reprendre le rôle Cruella de Vil séduisait dès le départ. 25 ans après la version live des 101 Dalmatiens, l’actrice succède à Glenn Close pour une sorte de préquel dévoilant un peu plus l’enfance et la jeunesse de l’une des plus grandes méchantes de Disney.

Sans surprise, mais non sans plaisir, Emma Stone excelle dans ce rôle ambivalent, presque schizophrène. Jouant comme elle sait si bien le faire avec les expressions de son visage, l’actrice montre une fois de plus toute l’élasticité de son talent. De quoi dépoussiérer les représentations de Cruella que nous avions pu voir jusqu’ici (que ce soit dans les dessins animés ou les films).

Critique Cruella : on n'en attendait pas moins
©Disney

Cette version de Cruella se veut différente et bien plus subtile. Disney réécrit l’histoire comme cela avait été fait avec Angelina Jolie dans le rôle de Maléfique. Fini donc les super-vilaines, il s’agit désormais d’abandonner toute vision manichéenne éculée et d’offrir au spectateur une protagoniste plus empathique ; et de ce fait réaliste.

Faire du neuf avec du vieux

Mais pas question de tomber dans l’angélisme car Disney se donne comme mot d’ordre, dans ses histoires revisitées, de trouver plus méchant que la méchante et finalement de faire du neuf avec du vieux. La recette fonctionne encore, surtout avec une Emma Thompson pour camper le rôle de la némésis de Cruella. Avec une approche stoïque de son personnage, l’actrice britannique opte pour une formule classique qui a fait ses preuves mais qui suffit amplement à nous satisfaire.

Nous profitons donc des deux heures de film pour (re)découvrir des actrices incontournables, mais également pour se laisser surprendre par des plans inventifs et fortement distrayants. Le réalisateur Craig Gillespie frappe fort et nous en met plein la vue grâce des costumes, décors et mise en scène sublimes. Seule la bande-son pop se montre un peu convenue.

Critique Cruella : on n'en attendait pas moins
©Disney

Pour les fans de la version dessin animée des 101 Dalmatiens de 1961, les clins d’oeil sont nombreux dans Cruella, mais prenez garde à ne pas être déçu.e.s car le long-métrage prend de nombreuses libertés avec l’histoire originale et les dalmatiens n’ont ici qu’un rôle très secondaire loin d’être sympathique.

Etait-ce utile de réécrire l’histoire ? Pas sûr. Et même si Disney nous propose un film réussi, pour lequel on n’en attendait pas moins, la deuxième question est de savoir si on n’en attendait pas plus. La réponse est certainement oui, car le long-métrage est absolument fun, et par moment presque jouissif, mais il lui manque ce petit on ne sait quoi qui le rendrait exceptionnel.

Cruella sortira en France, au cinéma, le 23 juin 2021.

Pour savoir ce qui arrive à Roger, Anita, Pongo et Perdita c’est par ici.

Avis

8 Divertissant
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Ne sachant pas faire le café, son rêve de devenir un jour l’assistante personnelle de Jessica Chastain s’est envolé. Depuis cette terrible désillusion, elle cantonne le cinéma au pur divertissement et réserve ses critiques aux films Netflix et séries en tout genre (ou presque).

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